Askatasuna et autres esquifs (2)
Donc, comme Jᴇᴀɴ Cᴀʀʀɪèʀᴇ retournait à Uᴢès, M. Sir se rapprochait de sa Méditerranée natale après un détour à Lᴀ Rᴏᴄʜᴇʟʟᴇ. Nous négligerons son passage à Leucate pour ne pas avoir l’air de dire des bêtises.
Il était à ce moment là à une cinquantaine de km de la mer. Mes vacances étaient l’occasion de lui refaire une petite beauté, bien que visiblement son précédent propriétaire l’ai fort bien entretenu.

Les 8 couches réglementaires de vernis sur toutes les parties en bois lui redonnent un air de jeunesse. Mais aussi me pompe tout le temps de liberté que me concède à regret mon employeur.
C’est l’occasion aussi de gréer, sans attendre le dernier moment, la bête qui était d’origine équipée de voiles.

Et pour les grincheux de lui assigner son nouveau nom de baptême, qu’une très gentille employée des affaires maritimes du Grau du Roi, a bien voulu changer sur la carte de circulation. Pour les tenants des traditions et superstitions de la marine, ils peuvent se rapporter à ce que je disais aux grincheux sur la page précédente. Non, je ne ferai pas des 8 à ma première sortie et ne tirerai pas un coup de fusil au centre de ces 8.

Rajouter à tout cela, la course à l’équipement obligatoire de sécurité, et vous avez vite fait de comprendre pourquoi, encore cette fois ci, Askatasuna ne verra pas l’eau. Le seul jour (le dernier) où cela aurait été possible, la pluie l’empêchera. Mes connaissances en voile remontant à 45 ans et se résumant à quelques sorties avec les scouts marins (quelle horreur !). Le barda de sécurité est imposant, et encore, il manque là des choses comme les avirons et autres babioles achetées par la suite.

Je n’ai pas trop disserté sur la suite. Mais aujourd’hui arrive Asᴋᴀᴛᴀsᴜɴᴀ II, un Fɪʀsᴛ 18 qui va remplacer le bon Sir. Asᴋᴀᴛᴀsᴜɴᴀ II anciennement Oᴛᴛɪʟɪᴀ et plus encore anciennement Lᴀ Gᴀᴍᴀɢᴇ. Un petit aperçu du Fɪʀsᴛ encore dans le port basque d’Aɴɢʟᴇᴛ avant son voyage vers la grande bleue.
