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    <title>Politique - Pages de Txo</title>
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    <description>Recent content in Politique</description>
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    <language>fr-FR</language><atom:link href="http://localhost:1313/categories/politique/index.xml" rel="self" type="application/rss+xml" /><lastBuildDate>Thu, 02 Apr 2026 18:04:35 +0200</lastBuildDate><item>
      <title>Libre circulation des hommes et des idées</title>
      <link>http://localhost:1313/posts/politique/circulation/</link>
      <pubDate>Thu, 02 Apr 2026 18:04:35 +0200</pubDate>
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      <description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le 29 juillet 2008&lt;/em&gt;&lt;br&gt;
Au début cette libre circulation fut affirmée lors de la conférence d&amp;rsquo;Helsinki. En fait elle fut surtout utilisée pour montrer ce qu&amp;rsquo;il y avait d&amp;rsquo;inhumain à l&amp;rsquo;Est. Principe argument brandi à tout bout de champs afin de mettre en lumière le manque de liberté de l&amp;rsquo;autre côté.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis le monde des démocraties populaires s&amp;rsquo;effondre sur lui-même et on voit vite jusqu&amp;rsquo;où pouvait aller les principes si fort défendus. L&amp;rsquo;argent (et ses serviteurs) circulent eux librement. Déjà les idées ont vite disparu du discours, parce que pour ce qui est des faits, il y a longtemps que l&amp;rsquo;on ne s&amp;rsquo;en soucie guère. Et puis la libre circulation des hommes s&amp;rsquo;est réduite à la portion congrue pour qui n&amp;rsquo;est pas nanti et originaire d&amp;rsquo;un pays occidental. Peu de temps après nos amis étatsuniens, notre belle Europe y va de ses barbelés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Exactement comme les égoïstes ordinaires,  barricadés dans leur lotissement à grand renfort de portes blindées et de serrures trois points sur leur maison en carton. Ne faut-il pas se protéger des immigrés, des pauvres, des pas comme nous ? Ne faut il pas garder indemne notre cercle d&amp;rsquo;individus si humains et si solidaires ? On fait cela en notre nom.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&#34;1.webp&#34; alt=&#34;Ceuta et Melilla&#34;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&#34;2.webp&#34; alt=&#34;Ceuta et Melilla&#34;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&#34;3-2.webp&#34; alt=&#34;Ceuta et Melilla&#34;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&#34;04.webp&#34; alt=&#34;Ceuta et Melilla&#34;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&#34;10.webp&#34; alt=&#34;Ceuta et Melilla&#34;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces photos sont de Sᴀʀᴀ Pʀᴇsᴛɪᴀɴɴɪ.  On peut retrouver sa production sur &lt;a href=&#34;http://193.204.255.27/~migranti/spip.php?rubrique63&#34;&gt;http://www.storimigranti.org&lt;/a&gt;&lt;br&gt;
&lt;a href=&#34;https://www.migreurop.org/&#34;&gt;https://www.migreurop.org/&lt;/a&gt;&lt;br&gt;
Dans le livre de migreurop &lt;a href=&#34;https://www.gisti.org/spip.php?article950#som&#34;&gt;Le livre noir de Ceuta et Melilla&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#34;../politique/&#34;&gt;Retour à l&amp;rsquo;index Politique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
</description>
    </item><item>
      <title>Un banc pour les bannis</title>
      <link>http://localhost:1313/posts/politique/banc/</link>
      <pubDate>Thu, 02 Apr 2026 17:35:55 +0200</pubDate>
      <guid>http://localhost:1313/posts/politique/banc/</guid>
      <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&#34;banc.webp&#34; alt=&#34;Ban public&#34;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le 21 juillet 2008&lt;/em&gt;&lt;br&gt;
Un banc pour les bannis. Pau comme le symptôme du pourrissement d&amp;rsquo;une société. Certaines villes les éloignent avec des &lt;em&gt;clochardifuges&lt;/em&gt; à l&amp;rsquo;odeur nauséabonde. À Pau (et ailleurs) on leur rend la vie impossible. Pour les empêcher de dormir on transforme les bancs en casiers à assis. Ça manque vraiment de courage. Allons, que diantre, ayez le courage d&amp;rsquo;aller au bout de vos pensées : Inventez le &lt;em&gt;clochardicide&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;hr&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#34;../politique/&#34;&gt;Retour à l&amp;rsquo;index Politique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
</description>
    </item><item>
      <title>Tous égaux en droit</title>
      <link>http://localhost:1313/posts/politique/hendaye/</link>
      <pubDate>Thu, 02 Apr 2026 12:12:56 +0200</pubDate>
      <guid>http://localhost:1313/posts/politique/hendaye/</guid>
      <description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le 10 février 2009&lt;/em&gt;&lt;br&gt;
Pau, Palais de justice. 9 février 2009&lt;br&gt;
Fouille, portique, comme si on consentait juste à  vous laisser assister à  la justice que l&amp;rsquo;on rend en notre nom. On est toléré, mais une fois débarrassé du tournevis du fond du sac et de la lampe de poche qui aurait pu se prendre pour une chaussure anti-Bush. On ressent bien que l&amp;rsquo;on est là  parce que dans sa grande mansuétude, l&amp;rsquo;administration et le pouvoir le veut bien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Contrôlé par le salarié d&amp;rsquo;une société privée. Premier pas en direction d&amp;rsquo;une privatisation de la justice ?&lt;br&gt;
Le palais de justice de Pau avec ses airs de chapelle, confirmés par la présence  d&amp;rsquo;un immense Christ en croix au dessus des juges dans une des  salles d&amp;rsquo;audience… Peut être a t il été enlevé depuis. La salle des pas perdus résonne d&amp;rsquo;un écho permanent pour rajouter encore du religieux à  l&amp;rsquo;ambiance.&lt;br&gt;
Y juge-t-on des délits, des crimes ou bien des péchés. Fous que nous sommes de venir chercher la justice en ces lieux. Ici le rite et le décorum  masque la basse besogne de remise à  la norme. Norme qui se rétrécie, norme dont on feint d&amp;rsquo;ignorer l&amp;rsquo;origine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&#34;hendaye.webp&#34; alt=&#34;Centre de rétention d&amp;rsquo;Hendaye&#34;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici le péché ne se juge pas aux assises mais dans un quasi grenier au fond d&amp;rsquo;un corridor et au haut d&amp;rsquo;un escalier. Et ce péché est originel pour celle qu&amp;rsquo;on juge, c&amp;rsquo;est de n&amp;rsquo;être pas française &lt;em&gt;{&lt;em&gt;Appellation d&amp;rsquo;origine contrôlée&lt;/em&gt;}&lt;/em&gt;. Bien sûr, elle n&amp;rsquo;est pas là  pour ça, mais pour  une des nombreuses péripéties de la procédure, ce paravent face à  l&amp;rsquo;inique.&lt;br&gt;
On est loin de l&amp;rsquo;image de la justice colportée par les médias, d&amp;rsquo;une justice solennelle avec de grands effets de manches, dans les boiseries. Là , on est sous les toits, avec des couloirs où il faut baisser la tête pour passer. Les dossiers s&amp;rsquo;entassent au dessus des classeurs où ils ne peuvent tous rentrer. La salle mansardée est pleine du fait de la présence d&amp;rsquo;un public de 5 personnes. Les procès verbaux sont déjà  à  moitié remplis et le juge se contente de dicter un résumé des interventions de l&amp;rsquo;avocat général et de l&amp;rsquo;avocat de permanence. Une justice qui n&amp;rsquo;a pas les moyens de l&amp;rsquo;image de la justice. Et pourtant que de moyens mobilisés pour donner une image inflexible à  notre petit président et caresser dans le sens du poil les électeurs qu&amp;rsquo;il cajole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, on est là , pour  l&amp;rsquo;appel du parquet face à  la décision du juge des libertés et de la détention de Bayonne qui a demandé la libération de cette femme du centre de rétention d&amp;rsquo;Hendaye où elle est détenue.&lt;br&gt;
Elle est géorgienne, en France depuis 6 ans, chez des amis à  Fᴏɪx. Elle a été arrêtée par les gendarmes d&amp;rsquo;Oʟᴏʀᴏɴ qui, selon l&amp;rsquo;avocat, ne lui ont pas permis de joindre son avocat. Elle se retrouve, sur décision préfectorale, au centre de rétention (une des prisons de la honte actuelle) d&amp;rsquo;Hendaye. Elle a laissé à  ses amis son enfant de 16 mois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet enfant n&amp;rsquo;a aucune existence légale dans son pays d&amp;rsquo;origine et, né en France a été déclaré à  l&amp;rsquo;État civil de l&amp;rsquo;Ariège. Il n&amp;rsquo;est donc pas expulsable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la machine à  foutre en l&amp;rsquo;air des vies travaille avec application. Ses nombreux exécuteurs travaillent consciencieusement. Il ne sont pas plus mauvais que cette masse de français qui a mis à  la tête du pouvoir les idées de Lᴇ Pᴇɴ dans des conditions où elles pouvaient être réalisables. Le raisonnement simple, et donc forcément faux, que si on est pas en sécurité, c&amp;rsquo;est parce que il y a trop d&amp;rsquo;étrangers, que si il n&amp;rsquo;y a plus de travail, c&amp;rsquo;est la faute des étrangers, etc.&lt;br&gt;
La possibilité d&amp;rsquo;avoir enfin un ordre quasi divin qu&amp;rsquo;on a pas besoin de remettre en question. Une simplification qui permet de vivre sans problème de conscience. La France a un pouvoir égoïste, une politique égoïste, parce que la France est devenue égoïste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette femme a su tirer la larmette de ceux qui s&amp;rsquo;indignent encore, souvent motivés, il est vrai, par un fond de morale chrétienne. Mais &lt;em&gt;quid&lt;/em&gt; des 4 autres &lt;em&gt;retenus&lt;/em&gt; qui n&amp;rsquo;ont droit à  la compassion de personne. Spectateurs qui ne peuvent que regarder et écouter ce qui pour eux est incompréhensible. Même pour ceux qui ont la chance d&amp;rsquo;avoir un interprète.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui après avoir vécu, quelques années ici, vont se retrouver chez eux, marqués comme délinquants. Ni tout à  fait d&amp;rsquo;ici, ni tout à  fait de là . Un de ceux qui comparaissait, d&amp;rsquo;origine tunisienne, l&amp;rsquo;a bien dit : « &lt;em&gt;Je suis à  moitié français&lt;/em&gt; ».&lt;br&gt;
Moitié tunisien, moitié français, mais on n&amp;rsquo;est pas là  en arithmétique, deux moitiés ne pourront jamais faire un homme. Nous nous émouvons d&amp;rsquo;une poignée de situations dans lesquelles sont impliqués des enfants, mais nous nous dédouanons très vite des milliers d&amp;rsquo;autres êtres humains plus mal traités que des chiens.&lt;/p&gt;
&lt;hr&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#34;../politique/&#34;&gt;Retour à l&amp;rsquo;index Politique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
</description>
    </item><item>
      <title>Ignominie</title>
      <link>http://localhost:1313/posts/politique/ignominie/</link>
      <pubDate>Thu, 02 Apr 2026 10:51:13 +0200</pubDate>
      <guid>http://localhost:1313/posts/politique/ignominie/</guid>
      <description>&lt;p&gt;Un article reçu de &lt;a href=&#34;http://www.educationsansfrontieres.org/&#34;&gt;RESF&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le 2 février 2009&lt;/em&gt;&lt;br&gt;
Sans papiers: quand une enfant de 5 ans &lt;em&gt;refuse de signer&lt;/em&gt; un procès-verbal.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Récit d&amp;rsquo;un dimanche de janvier au Tribunal de grande instance de Bobigny, cadre champêtre s&amp;rsquo;il en est, déglingué, glauque et sale.&lt;br&gt;
Ayant vu à  la télé que le RESF avait fait libérer Wɪʟʟɪᴀɴᴀ (12 ans) de la zone d&amp;rsquo;attente d&amp;rsquo;Oʀʟʏ trois jours auparavant, la tante de Dᴊᴇssʏ nous prévient par téléphone le jeudi 22 janvier que sa nièce a été arrêtée à  sa descente d&amp;rsquo;avion pour une affaire de passeport bricolé. La mère de l&amp;rsquo;enfant et une amie sont en garde à  vue. On apprend ensuite qu&amp;rsquo;une seconde fillette est enfermée.&lt;br&gt;
Dᴊᴇssʏ a 12 ans, Gᴜᴅᴇʟᴄɪᴀ 5 ans. Vous avez bien lu. Sous Sᴀʀᴋᴏᴢʏ et avec Rᴀᴍᴀ Yᴀᴅᴇ aux Droits de l&amp;rsquo;Homme, on met sous écrou des enfants de 5 et 12 ans. Elles ne se connaissaient pas. Le hasard de leurs courtes vies chaotiques et compliquées a fait qu&amp;rsquo;elles se sont retrouvées ce 22 janvier sur un même vol en provenance de Cotonou avec de faux passeports, ville à  partir de laquelle des parents ou des amis les avaient mis dans l&amp;rsquo;avion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elles ont pourtant des histoires proches, d&amp;rsquo;une banalité qui fait honte. Des mères très jeunes, des pères parfois défaillants ou tués dans la guerre civile congolaise. Fuyant la guerre ou la misère, les jeunes mères émigrent, confiant l&amp;rsquo;enfant à  une parente ou une amie. En France, elles refont leur vie, ont d&amp;rsquo;autres enfants. Mais n&amp;rsquo;oublient pas celui resté au pays. Elles envoient de l&amp;rsquo;argent, reçoivent des photos, passent des coups de fil. Et, dès que possible, demandent le regroupement familial. Une fois, deux fois, trois fois. Des mois de démarches, d&amp;rsquo;espoir parfois, à  chaque fois déçus. La lutte contre l&amp;rsquo;immigration familiale chère à  M. Sᴀʀᴋᴏᴢʏ dévaste bien des vies. Les enfants attendent, rêvent, grandissent, les parents se désespèrent puis, peut-être, font en sorte que les enfants aient des papiers, vrais ou faux. Ou ceux qui sont au pays, fatigués, ou trop vieux, ou malades ou morts, qui ne peuvent plus s&amp;rsquo;occuper des enfants, et ces derniers se retrouvent dans un avion avec un passeport de contrebande. Qu&amp;rsquo;à  l&amp;rsquo;arrivée, la police française a tôt fait de détecter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les adultes qui attendent les enfants sont interpellés. Les enfants enfermés en zone d&amp;rsquo;attente, une sorte de centre de rétention considéré comme étant en zone internationale. C&amp;rsquo;est en France, évidemment, les lois ordinaires françaises s&amp;rsquo;y appliquent (une agression commise en zone internationale serait jugée par qui ? Le Pape ?), la police française y fait régner son ordre. Seules les lois sur la protection des étrangers et des mineurs y sont suspendues. Et donc, on y enferme des enfants, parfois des tout petits. Vive la France ! Vive la République !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ça c’est ce qui est arrivé à  Dᴊᴇssʏ et à  Gᴜᴅᴇʟᴄɪᴀ. Prises en charge par la police, elles sont enfermées dans un hôtel, surveillées par des policiers en uniforme et en armes et gardées par une nurse-policière, en uniforme. C&amp;rsquo;est un sort meilleur que celui de Williana qui à  Orly, quatre jours auparavant dormait à  l&amp;rsquo;hôtel mais était enfermée avec les adultes, de 6 heures ou 7 heures du matin jusqu&amp;rsquo;à  21 heures, dans la salle d’attente qui tient lieu de zone d’attente.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les mères n’avaient pas vu leur enfant depuis neuf ans pour la grande, trois ans pour la petite. Elles croyaient pouvoir enfin l’embrasser. Elles se sont retrouvées menottées, fouillées au corps, placées en garde à  vue. La mère de Gudelcia, enceinte de huit mois et demi est libérée au bout de quelques heures sur intervention d’un médecin. Celle de Djessy est venue avec une amie. 36 heures de garde à  vue, leurs domiciles sont perquisitionnés avant leur libération sans poursuites.\r\n\r\n Quand on découvre l&amp;rsquo;affaire le 22 janvier vers 13 heures, le souci immédiat est d&amp;rsquo;empêcher que les enfants soient remis dans un avion à  destination de leur point de départ en quelques heures comme cela se produit parfois, y compris quand cette ville est très éloignée du domicile de ceux qui élevaient l&amp;rsquo;enfant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un communiqué sort, rédigé à  la hâte, expédié à  la presse et aux 30000 abonnés de la liste resf.info. Ils sont invités à  téléphoner, à  faxer et à  mailer aux ministres et aux préfets pour leur dire le bien qu&amp;rsquo;ils pensent de leurs décisions. Quand il arrive qu&amp;rsquo;un employé de préfecture lâche un chiffre, on constate que les mails et fax reçus se comptent par centaines. Pas tous très gentils. Dᴀɴɪᴇʟ Gᴏʟᴅʙᴇʀɢ, député de la circonscription intervient, l&amp;rsquo;AFP sort une dépêche. La situation est verrouillée. Quand bien même elle en aurait eu l&amp;rsquo;intention, le ministère ne peut pas expulser publiquement des enfants isolés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dimanche 25 donc, les deux enfants sont traduites devant le Juge des libertés et de la détention, en audience publique, comme des grandes. A 10 heures du matin, on est quelques uns devant le TGI fermé de Bobigny. Il ouvre vers midi, non sans qu&amp;rsquo;on ait vu passer, derrière les baies vitrés, encadrés par des policiers en tenue de combat, l&amp;rsquo;air hagard de ceux qui sortent d&amp;rsquo;un long voyage et d&amp;rsquo;un mauvais cauchemar, tirant leur valise de leur main libre, la cohorte menottée par deux des hommes, de quelques femmes aussi, souvent jeunes, très jeunes, de la misère du monde qu&amp;rsquo;on ne veut pas laisser entrer. Et parmi eux, petites et frêles, à  craquer et l&amp;rsquo;air terrifié, deux petites filles tirant elles aussi leur petite valise. Elles ne sont pas menottées, elles se donnent la main.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Encore deux longues heures d&amp;rsquo;attente, on voit passer des bacs plastique de sandwich et de bouteilles d&amp;rsquo;eau pour les prisonniers. Dans la salle du JLD, des rangs de chaises plastique pour le public, certaines cassées. Des fauteuils, simili cuir, tous aussi crasseux d&amp;rsquo;ailleurs, pour les policiers au fond de la salle. Ils sont six, parfois huit, CRS, PAF (Police aux frontières) et civils qui garnissent le mur du fond. Les civils, brassard rouge «Police» à  la ceinture, sont vautrés sur leur fauteuil, les jambes gênant le passage, le regard arrogant, sûrs d&amp;rsquo;eux, sans état d&amp;rsquo;âme apparent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&#34;resf1.webp&#34; alt=&#34;RESF&#34;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis l&amp;rsquo;esclavage, rien ne change dans la mentalité des puissants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les prisonniers entrent, les cinq en provenance d&amp;rsquo;un Centre de rétention d&amp;rsquo;un côté, une petite vingtaine sortis de la zone d&amp;rsquo;attente de Roissy de l&amp;rsquo;autre. Les deux fillettes ne sont pas là . Une greffière, une présidente, une demi-douzaine d&amp;rsquo;avocats et de traducteurs, une vingtaine de parents et amis, quatre RESF, la salle est pleine. La Présidente commence par les mineurs. Gᴜᴅᴇʟᴄɪᴀ est si petite qu&amp;rsquo;on ne l&amp;rsquo;a pas vue entrer. Une explosion de colère de la Présidente qui réclame le silence et un peu de décence tourne tous les regards vers elle.&lt;br&gt;
Assise au banc des accusés, terrifiée, elle est minuscule entre son avocat et l&amp;rsquo;administrateur *{&lt;em&gt;ad hoc&lt;/em&gt; nommé pour la représenter, deux gaillards. La présidente est indignée du gibier de potence qu&amp;rsquo;on lui présente. Elle se tourne vers l&amp;rsquo;avocate de la préfecture, tempêtant « &lt;em&gt;5 ans ! Cette enfant n&amp;rsquo;a rien à  faire ici !&lt;/em&gt; ». Puis, s&amp;rsquo;adressant à  l&amp;rsquo;enfant sur un ton aussi affectueux que sa colère le permet : « &lt;em&gt;Comment t&amp;rsquo;appelles-tu ?&lt;/em&gt; », « &lt;em&gt;Tu es trop mignonne, toi&lt;/em&gt; », « &lt;em&gt;C&amp;rsquo;est toi qui t&amp;rsquo;es coiffée ?&lt;/em&gt; ».&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lisant la peur dans les yeux de l&amp;rsquo;enfant, elle devine que les deux grands corbeaux en robe noire que sont la greffière et elle-même l&amp;rsquo;effraient. Toutes deux retirent leurs robes de magistrates. On se retient d&amp;rsquo;applaudir. « &lt;em&gt;Cette enfant est seule ? Pas de famille dans la salle ?&lt;/em&gt; }» La mère se lève : « &lt;em&gt;Venez, Madame, asseyez-vous, prenez-la sur vos genoux, on ne va pas la laisser comme ça !&lt;/em&gt;». La tante s&amp;rsquo;est levée aussi : « &lt;em&gt;Qui êtes-vous? La tante? Venez vous asseoir aussi, qu&amp;rsquo;elle soit entourée.&lt;/em&gt; »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Présidente parcourt le procès-verbal d&amp;rsquo;interpellation établi par la PAF, elle écarquille les yeux puis éclate à  nouveau : « &lt;em&gt;Ils ont coché la case&lt;/em&gt; &amp;ldquo;refuse de signer !&amp;rdquo; &lt;em&gt;Elle a cinq ans, on veut qu&amp;rsquo;elle signe quoi ? On est où ?&lt;/em&gt; »&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La décision est prise, très vite, évidente : libération de la zone d&amp;rsquo;attente puis, quelques minutes plus tard, même décision pour Dᴊᴇssʏ. L&amp;rsquo;une comme l&amp;rsquo;autre sont rendues à  leur mère après un passage devant le juge des enfants. Dans cette histoire, l&amp;rsquo;Identité nationale chère à  M. Hortefeux est dignement représentée.&lt;br&gt;
Rɪᴄʜᴀʀᴅ Mᴏʏᴏɴ&lt;/p&gt;
&lt;hr&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#34;../politique/&#34;&gt;Retour à l&amp;rsquo;index Politique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
</description>
    </item><item>
      <title>Indécence</title>
      <link>http://localhost:1313/posts/politique/durable/</link>
      <pubDate>Thu, 02 Apr 2026 10:08:57 +0200</pubDate>
      <guid>http://localhost:1313/posts/politique/durable/</guid>
      <description>&lt;p&gt;Ils ne reculent devant rien. Les publicitaires sont prêts à  tout.&lt;br&gt;
Comment, pour vendre sa salade, on caresse dans le sens du poil les bons sentiments des cons-ommateurs.  Déjà , le &lt;em&gt;développement durable&lt;/em&gt;, je vois pas trop. Développer quoi, le cynisme? Le mépris de ceux qui en ont (du fric) ? Développer la possibilité d&amp;rsquo;exploiter ceux qu&amp;rsquo;on considérait même pas bons à  être exploités ?&lt;br&gt;
On voit très bien ce qu&amp;rsquo;ils mettent dans «&lt;em&gt;développer&lt;/em&gt;», c&amp;rsquo;est aller au plus près de notre &lt;em&gt;modèle de civilisation&lt;/em&gt;.&lt;br&gt;
Durable, parce qu&amp;rsquo;il fallait bien le qualifier. Qualifier du vent ça n&amp;rsquo;engage pas à  grand chose.&lt;br&gt;
Et quand on a trouvé une locution aussi belle, indispensable au prêt à  penser, pourquoi se priver de l&amp;rsquo;utiliser à  tout bout de champ. Même les &lt;em&gt;altermondialistes&lt;/em&gt; (encore du prêt à  penser) y vont rondement de leur &lt;em&gt;développement durable&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&#34;devdur.webp&#34; alt=&#34;Granjeu pour le dévellopement durable&#34;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le sort de la majorité des habitants de cette planète vous préoccupait, allez en paix, mes frères, l&amp;rsquo;épicerie et la publicité ont trouvé la solution. Consommez et gagnez des voyages pour aller voir la misère de près. Qu&amp;rsquo;importe si pour cela vous allez participer à  la production de plus de polluant que tous les gens que vous allez voir pourront le faire dans leur vie. N&amp;rsquo;hésitez pas à  consommer la misère, à  profiter pleinement de tous ces &lt;em&gt;Mickey&lt;/em&gt;  de ce &lt;em&gt;grand  Disneyland de la pauvreté&lt;/em&gt;. Le vrai terrain de jeu des nantis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&#34;pouvoirachat.webp&#34; alt=&#34;Pouvoir d&amp;rsquo;achat&#34;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et puis pourquoi s&amp;rsquo;arrêter en si bon chemin?  Le (manque de) pouvoir d&amp;rsquo;achat est à  la mode, on va vous vendre l&amp;rsquo;idée même de pouvoir d&amp;rsquo;achat. Parce que bien sûr, dans ce pays où les supermarchés,  grands financeurs de la vie publique, peuvent décider du prix auquel ils achètent et celui auquel ils vendent, la hausse des prix ne peut être due à  ces bienfaiteurs de l&amp;rsquo;humanité. Et les statuts d&amp;rsquo;esclaves qui permettent de faire tourner ce genre de boutique, ne sont absolument pour rien dans une baisse du pouvoir d&amp;rsquo;achat.&lt;/p&gt;
&lt;hr&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#34;../politique/&#34;&gt;Retour à l&amp;rsquo;index Politique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
</description>
    </item><item>
      <title>Paix, environnement, démocratie et Karla Brunie</title>
      <link>http://localhost:1313/posts/politique/laposte2/</link>
      <pubDate>Wed, 01 Apr 2026 20:48:15 +0200</pubDate>
      <guid>http://localhost:1313/posts/politique/laposte2/</guid>
      <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&#34;paix.webp&#34; alt=&#34;Paix&#34;&gt;&lt;img src=&#34;environnement.webp&#34; alt=&#34;environnement&#34;&gt; &lt;img src=&#34;democratie.webp&#34; alt=&#34;democratie&#34;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le 18 septembre 2008&lt;/em&gt;&lt;br&gt;
En France (et non la république française) on arbore triomphalement les trois principes affichés de la sarkozie.&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;La paix.&lt;/strong&gt; Vous savez bien celle qui est en marche en Afghanistan grâce à  des renforts des forces françaises au moment où tous les autres pays se désengagent de ce bourbier.&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;L&amp;rsquo;environnement&lt;/strong&gt;. Le même que le grenelle, avec tous ses petits larbins prêts à  tout pour se lover dans l&amp;rsquo;ombre du pouvoir, et ses résultats qui ont tenus le temps d&amp;rsquo;une  promesse, c&amp;rsquo;est à  dire le temps d&amp;rsquo;une cérémonie de clôture.&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;La démocratie&lt;/strong&gt;. Celle qui va permettre de valider des accords sur le temps de travail avec seulement les syndicats représentant 30 % des salariés et imposer cet accord aux 70 % restants. On remarquera que la démocratie se limite au cirque électoral.&lt;/p&gt;
&lt;hr&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#34;../politique/&#34;&gt;Retour à l&amp;rsquo;index Politique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
</description>
    </item><item>
      <title>La poste à la pointe</title>
      <link>http://localhost:1313/posts/politique/laposte/</link>
      <pubDate>Wed, 01 Apr 2026 16:32:58 +0200</pubDate>
      <guid>http://localhost:1313/posts/politique/laposte/</guid>
      <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La Poste à  la pointe&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;50 minutes de queue. S&amp;rsquo;agit-il d&amp;rsquo;un pays de l&amp;rsquo;Est à  l&amp;rsquo;économie dirigée? D&amp;rsquo;un pays d&amp;rsquo;Afrique où la lenteur tient lieu de mode de vie? Non, non. C&amp;rsquo;est à  la poste d&amp;rsquo;Oʟᴏʀᴏɴ Sᴛᴇ Mᴀʀɪᴇ ce 30 Juillet où j&amp;rsquo;allais quémander des enveloppes de réexpédition pour le temps de mes vacances.&lt;br&gt;
Le motif affiché (au propre et au figuré) est :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;La Poste se transforme&lt;/em&gt;&lt;br&gt;
&lt;em&gt;Modernisation du bureau d&amp;rsquo;Oloron Ste Marie&lt;/em&gt;&lt;br&gt;
&lt;em&gt;Plus d&amp;rsquo;accueil,  plus de proximité, plus de services&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour moi, c&amp;rsquo;est de la poésie pure et on devine les trésors d&amp;rsquo;imagination nécessaires au communicant de service pour nous gratifier d&amp;rsquo;une telle prose. Et on serait prêt à  supporter le désagrément pour de tels lendemains qui jazzent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais bien sûr, ce n&amp;rsquo;est que de la communication, que de la publicité, que de la démagogie, bref du mépris devenu ordinaire.&lt;br&gt;
Parce que le but de  l&amp;rsquo;opération est de mettre 2 guichets là  où il y en avait 3, sans parler des petits bureaux de village voisins qu&amp;rsquo;on ferme. En sachant qu&amp;rsquo;avec 3 guichets, il arrive souvent qu&amp;rsquo;on attende plus d&amp;rsquo;un quart d&amp;rsquo;heure. Et par la même occasion, il s&amp;rsquo;agit aussi de se débarrasser de ceux qui se tenaient derrière ces guichets. Bien sûr vous aurez droit au racolage permanent des services financiers qui case des types de compte et de moyen de paiement à  des gogos qui n&amp;rsquo;en ont nullement besoin. En oubliant de leur préciser toutes les conséquences.&lt;br&gt;
Hortefeux et sa manie de &lt;em&gt;faire du chiffre&lt;/em&gt; seraient ils les vrais patrons cachés de la future entreprise privée que va devenir La Poste ?&lt;br&gt;
Quid de la démocratie ? Connaissez vous un usager sensé qui défende ce genre de dérive. &lt;/p&gt;
&lt;hr&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#34;../politique/&#34;&gt;Retour à l&amp;rsquo;index Politique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
</description>
    </item><item>
      <title>France terre d&#39;asile</title>
      <link>http://localhost:1313/posts/politique/asile/</link>
      <pubDate>Wed, 01 Apr 2026 12:43:15 +0200</pubDate>
      <guid>http://localhost:1313/posts/politique/asile/</guid>
      <description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le 21 juillet 2008&lt;/em&gt;&lt;br&gt;
Au gré des manifestations forcément maladroites de la solidarité envers les étrangers mis dans des camps, méprisés, niés en temps qu&amp;rsquo;êtres humains, utilisés dans de basses manœuvres électorales et démagogiques.&lt;br&gt;
Alors que sortant tout juste du culte des 22 millionnaires qui tapent dans la baballe, les foules se pressent au bord des routes du Tour de France, nous nous retrouvons régulièrement moins de 100 pour témoigner qu&amp;rsquo;on ne peut expulser en notre nom, et ce malgré la découverte tardive, du côté de la CGT, de l&amp;rsquo;inhumanité de ces mesures qui renforcent les troupes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&#34;etranger.webp&#34; alt=&#34;&#34;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si la démocratie c&amp;rsquo;est aller dans le sens de, au mieux, l&amp;rsquo;indifférence des foules, je ne suis pas démocrate.&lt;br&gt;
Ce pays dort. Il a adopté dans ses actes le même mode de conduite que sur la route. Tout au ralenti, on dirait qu&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;a plus de but. La règle, le conformisme  et la norme tiennent lieu de pensée. On pense pour lui, et quand je dis on pense…&lt;br&gt;
Êtes vous allé dans un palais de justice récemment ? Le délire sécuritaire y fait pousser des portiques de détection avec leur serviteurs. Des policiers ? Non. Des mercenaires comme en Irak, vendus là  au pouvoir par des sociétés privées. Le citoyen qui jusqu&amp;rsquo;alors venait assister aux audiences, garant de la transparence du cours de la justice, s&amp;rsquo;est ainsi mué en à  priori suspect et empêcheur de décision administrative en rond.&lt;br&gt;
Et tous ces valets qui font que cela est possible et qui me font penser à  ces rapports de responsables de camion d&amp;rsquo;extermination de l&amp;rsquo;Allemagne nazie. De vrais professionnels. Réfléchir c&amp;rsquo;est être abandonné du groupe. C&amp;rsquo;est devenir marginal. Titre presque de gloire il y a quelques années, horreur intégrale ces temps-ci. Par moments on se demande si ce n&amp;rsquo;est pas de l&amp;rsquo;humour allant chercher du côte de l&amp;rsquo;excessif, à  la manière de Fʀᴀɴᴄɪs Kᴜɴᴛᴢ, journaliste  du Gʀᴏʟᴀɴᴅ.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les conséquences de leurs actes nous font ravaler nos rires.&lt;br&gt;
Des petits besogneux qui rendent possible la détention d&amp;rsquo;enfants, sous l&amp;rsquo;œil complaisant de la grande majorité des français. Ils ne sont pas méchants, mais bons professionnels. Ils ne sont pas méchants, mais citoyen respectueux de l&amp;rsquo;ordre établi (on ne sait par qui).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#34;https://reseau-resf.fr/&#34;&gt;RESF Réseau éducation sans frontière&lt;/a&gt;&lt;br&gt;
&lt;a href=&#34;https://reseau-resf.fr/-64-Pyrenees-Atlantiques-&#34;&gt;RESF 64&lt;/a&gt;&lt;br&gt;
&lt;a href=&#34;https://immigrationjetable.org/fr/home-francais/&#34;&gt;Unis contre une immigration jetable&lt;/a&gt;&lt;br&gt;
&lt;a href=&#34;http://www.gisti.org/&#34;&gt;Gisti (Groupe d&amp;rsquo;information et de soutien des immigrés&lt;/a&gt;&lt;br&gt;
&lt;a href=&#34;http://amoureuxauban.net/&#34;&gt;Les amoureux au ban public&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#34;../politique/&#34;&gt;Retour à l&amp;rsquo;index Politique&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
</description>
    </item><item>
      <title>Rage déposée</title>
      <link>http://localhost:1313/posts/politique/lannemezan2006/</link>
      <pubDate>Sun, 29 Mar 2026 08:55:04 +0200</pubDate>
      <guid>http://localhost:1313/posts/politique/lannemezan2006/</guid>
      <description>&lt;p&gt;De retour de Lᴀɴɴᴇᴍᴇᴢᴀɴ, charmant bourg réputé pour son plateau et sa faculté à prendre de la neige, avant le reste de la région. Faculté qui lui permet d&amp;rsquo;être cité dans les bulletins météos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et à part ça ? Si une gare en voie de désaffection et trois supermarchés pour les pauvres. Ah, si ! Une prison. Dans la prison, devinez quoi qu&amp;rsquo;il y a ? Plusieurs terroristes. Oui, madame, comme je vous le dit. Vous savez de ces terroristes si utiles aux politiques de peur qu&amp;rsquo;on nous sert, celles qui aident à voter pour les margoulins de droite (ou de gauche d&amp;rsquo;ailleurs).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces terroristes détenus autant à cause des juges et de leurs flics et des politiciens que grâce à l&amp;rsquo;indifférence , à l&amp;rsquo;apathie, à la complicité tacite des masses avec ceux qui les oppriment. Aujourd&amp;rsquo;hui j&amp;rsquo;ai piscine et je m&amp;rsquo;indignerai demain. J&amp;rsquo;ai déjà défilé avec les syndicats la semaine dernière et j&amp;rsquo;ai donc droit à ma dose de Staracadémie, à mon journal de la France qui gagne et à ma frénétique consommation « &lt;em&gt;lexomyl&lt;/em&gt; ». Ma bonne con science excuse toutes mes bassesses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&#34;lannemezan2006.webp&#34; alt=&#34;Banderole avec souliers à clous&#34;&gt;&lt;br&gt;
&lt;em&gt;On dit que j&amp;rsquo;ai de belles gambettes&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&#34;rouillan.webp&#34; alt=&#34;Jean Marc Rouillan&#34;&gt;&lt;img src=&#34;abdallah.webp&#34; alt=&#34;G. I. Abdallah&#34;&gt; &lt;strong&gt;LETTRE AUX MANIFESTANTS DU 25 FÉVRIER 2006&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cet après midi, nous n&amp;rsquo;aurons pas l&amp;rsquo;occasion de nous voir, ni de nous parler. Pourtant nous sommes si proches, quelques mètres à peine. Des murs et des grilles nous séparent Seuls vos appels et les explosions des feux d&amp;rsquo;artifice nous parviendront, nous, nous avons choisi de vous écrire ces quelques lignes. Certains d&amp;rsquo;entre vous viennent de très loin.   Conscients que la bataille pour la libération des prisonniers révolutionnaires est liée à la résistance quotidienne sur des terrains bien différents. Elle fait partie de votre lutte contre le capital et son hégémonie néolibérale. Nous savons tous et toutes combien l&amp;rsquo;époque est cruciale. La crise générale du système ne cesse de s&amp;rsquo;approfondir et la bourgeoisie projette ses sempiternelles recettes ultra-réactionnaires.&lt;br&gt;
Elle sacrifie la simple survie de la moitié de l&amp;rsquo;humanité sur l&amp;rsquo;autel de ses profits. La réaction avance quelquefois masquée et de plus en plus souvent à visage découvert, là où le processus de fascisation est particulièrement engagé. Et les conservatismes paradent comme s&amp;rsquo;aggravent les discriminations sociales et raciales. Pas un mois, sans qu&amp;rsquo;un État européen n&amp;rsquo;annonce le vote d&amp;rsquo;une loi sécuritaire, des décrets concernant des normes sociales plus restrictives, la création d&amp;rsquo;une brigade spéciale et sa participation à une intervention contre un peuple opprimé. Aux quatre coins du continent, des partis hier autoproclamés fascistes s&amp;rsquo;institutionnalisent pour prétendre à la virginité retrouvée et participer aux nouveaux gouvernements en formation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans cette ambiance vert-de-gris, comment s&amp;rsquo;étonner de la nostalgie du « &lt;em&gt;temps béni&lt;/em&gt; » des colonies ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les néolibéraux ont entrepris une démolition en règle des droits du travail, au logement et à l&amp;rsquo;éducation… Les progrès conquis par plusieurs générations de travailleurs sont aujourd&amp;rsquo;hui balayés d&amp;rsquo;un revers de main. Des régions entières sont plongées dans un désastre humain sans lendemain. Et pour mieux dissimuler ces ravages et diviser les forces populaires, des campagnes médiatiques ignobles mobilisent l&amp;rsquo;opinion au nom de la « &lt;em&gt;sécurité&lt;/em&gt; » en désignant à la vindicte les nouvelles classes dangereuses. Comme à la fin du 19&lt;del&gt;e&lt;/del&gt; siècle et dans les années 30, la réaction agite l&amp;rsquo;épouvantail du travailleur étranger, celui ne vivant pas comme le « &lt;em&gt;bon citoyen&lt;/em&gt; », celui privé d&amp;rsquo;un travail régulier, ayant une religion différente ou n&amp;rsquo;en ayant pas du tout. La revendication de l&amp;rsquo;apartheid et de toutes les formes de ségrégation sociale ne se dissimule même plus. Bien au contraire, pour de nombreux intellectuels et politiques, elle caractérise leur esprit post-moderne capable d&amp;rsquo;appréhender « &lt;em&gt;sans tabou&lt;/em&gt; » la mondialisation et les nouveaux problèmes de société. La répression augure une époque féroce. Nous pourrions citer des dizaines d&amp;rsquo;exemples de cette dérive.&lt;br&gt;
Citons les plus caricaturaux, comme lorsqu&amp;rsquo;ils expédient le GIPN armé jusqu&amp;rsquo;aux dents contre les grévistes de la poste de Bègles ou le GIGN en hélicoptère contre les marins corses de la SNCM. Et à l&amp;rsquo;automne dernier, le parlement a voté l&amp;rsquo;état d&amp;rsquo;urgence pour mater la révolte des enfants de banlieues et instauré le couvre feu dans les cités et les quartiers populaires. Selon le modèle néo-conservateur américain, les gouvernants ont choisi d&amp;rsquo;emprisonner de larges pans de la population déstabilisée par la précarisation et qui y résiste en se révoltant ou en créant une économie de survie. Ils baissent les aides sociales et augmentent les crédits carcéraux. De nouvelles prisons sont construites et aussitôt remplies. En certains lieux, les conditions de détention se révèlent cauchemardesques et seule une répression de matraqueurs cagoulés y maintient un ordre précaire. Plus la société avance vers un contrôle militarisé des populations appauvries et surexploitées, plus la prison s&amp;rsquo;érige au cœur du domaine social.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au centre de ce système répressif, le poids de la détention politique s&amp;rsquo;est considérablement alourdi. Il n&amp;rsquo;y a jamais eu autant de prisonniers politiques depuis la guerre d&amp;rsquo;Algérie et parfois ils sont détenus depuis plus de 22 ans.&lt;br&gt;
L&amp;rsquo;accomplissement de la condamnation prononcée par les tribunaux spéciaux n&amp;rsquo;est plus le seul but recherché. Qui peut encore le croire ? De nombreux prisonniers sont immédiatement libérables depuis plusieurs années, mais les juges rejettent leurs demandes de libérations conditionnelles au prétexte qu&amp;rsquo;ils ne renoncent pas à leurs identités politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Désormais les détenu(e)s politiques atteint(e)s de maladies incurables ne bénéficient plus de la loi Kᴏᴜᴄʜɴᴇʀ de suspension des peines. Le mois dernier, le Ministre de la Justice a annoncé qu&amp;rsquo;il accepterait leur libération seulement à l&amp;rsquo;heure de leur agonie. Ainsi le chantage politique pèse même dans le cadre de la mort lente. Le droit et la loi sont réduits à l&amp;rsquo;abrupte expression des rapports de forces.&lt;br&gt;
Pour espérer une libération, la collaboration avec le projet des tortionnaires est un exercice obligatoire. Le prisonnier doit s&amp;rsquo;individualiser jusqu&amp;rsquo;au bout en dénigrant son action passée et celle de ses anciens camarades. L&amp;rsquo;objectif est de nous obliger à faire amende honorable et de nous contraindre aux « &lt;em&gt;aveux publics de la faute&lt;/em&gt; ». La réaction actuelle a ainsi réintroduit l&amp;rsquo;archaïque peine infamante et les juges la plaquent sur nos condamnations à la réclusion.&lt;br&gt;
20 ans après, ce n&amp;rsquo;est plus à nos organisations combattantes qu&amp;rsquo;ils en veulent, elles n&amp;rsquo;existent plus, mais à notre mémoire collective et par delà à une partie du patrimoine de la gauche révolutionnaire internationaliste. L&amp;rsquo;objectif est d&amp;rsquo;anéantir l&amp;rsquo;expérimentation combattante qui, durant deux décennies, s&amp;rsquo;est développée dans la zone européenne et moyen-orientale.&lt;br&gt;
Nombreux d&amp;rsquo;entre vous étaient très jeunes lorsque notre engagement nous a conduits dans les cachots de cet État. Mais il convient de rappeler qu&amp;rsquo;à travers nous, un fil ténu se perpétue. Nos combats ont des racines profondes et anciennes. Gᴇᴏʀɢᴇs Iʙʀᴀʜɪᴍ Aʙᴅᴀʟʟᴀʜ a grandi au Liban à une époque où, la crise structurelle de l&amp;rsquo;entité libanaise devenait de plus en plus insurmontable. Pour conjurer tout changement et contrer la radicalisation du mouvement des masses populaires et de la jeunesse, la bourgeoisie n&amp;rsquo;hésita pas à pousser vers la guerre civile confessionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L&amp;rsquo;affirmation de la réalité révolutionnaire palestinienne sur le devant de la scène régionale et libanaise a démultiplié la portée des diverses initiatives de luttes sociales fleurissant au début des années 70. Très vite, elle constitua la cible privilégiée de toutes les forces fascisantes de la bourgeoisie réactionnaire. Ainsi à la veille de l&amp;rsquo;éclatement de la guerre civile de 75 la crise du système a changé de nature et la portée des enjeux. « &lt;em&gt;Les ceintures de la misère&lt;/em&gt; » autour de Bᴇʏʀᴏᴜᴛʜ, les villes et les villages du Sud et les camps des réfugiés aux abords des principales villes incarneront dès lors et pour de longues années les enjeux locaux, régionaux et internationaux du mouvement révolutionnaire&amp;hellip; Dans des moments d&amp;rsquo;intense humanité face à la barbarie, cette réalité de lutte, de résistance et de sacrifice a construit la conscience politique de Gᴇᴏʀɢᴇs Iʙʀᴀʜɪᴍ Aʙᴅᴀʟʟᴀʜ et déterminé son engagement révolutionnaire. Tout naturellement, il a choisi la résistance face aux massacres de masse perpétrés par les bourgeois confessionnalistes de tout bord et leurs alliés israéliens et franco-américains. Lᴀ Qᴜᴀʀᴀɴᴛᴀɪɴᴇ, Nᴀʙᴀ&amp;rsquo;ᴀ, Tᴀʟ Aᴢᴢᴀ&amp;rsquo;ᴀᴛᴀʀ, Sᴀʙʀᴀ ᴇᴛ Cʜᴀᴛɪʟᴀ et combien d&amp;rsquo;autres tueries sont restées dans nos mémoires et c&amp;rsquo;est à lui seul que les juges osent exiger l&amp;rsquo;amende honorable ? Longtemps aux côtés de la gauche révolutionnaire arabe, il a résisté quand son pays était occupé par les israéliens et les forces impérialistes. Et alors que de nos jours, l&amp;rsquo;horizon s&amp;rsquo;obscurcit dans cette région, il est un des derniers prisonniers de la vieille guerre civile. Dans son adolescence, Jᴇᴀɴ Mᴀʀᴄ Rᴏᴜɪʟʟᴀɴ côtoya la communauté des réfugiés espagnols antifranquistes et naturellement en 1970, il a pris les armes avec eux dans la guérilla contre la dictature. À cette époque, Gᴇᴏʀɢᴇs Cɪᴘʀɪᴀɴɪ était ouvrier à Billancourt et porte en lui le souvenir des luttes des OS de la métallurgie. Enfin Nᴀᴛʜᴀʟɪᴇ Méɴɪɢᴏɴ est issue des quartiers populaires de la périphérie parisienne et avait une expérience de syndicaliste révolutionnaire. Ainsi la fin des années 70 et au début des années 80, nous qui venions de différents horizons, nous nous sommes rejoints avec des centaines d&amp;rsquo;autres pour former un front commun, le front anti-impérialiste. Nous nous opposions à la guerre froide, à la révolution néo-conservatrice naissante et à son militarisme déchaîné. Nous avions saisi entre autre combien l&amp;rsquo;agression impérialiste des pays arabes et l&amp;rsquo;impunité de l&amp;rsquo;état sioniste s&amp;rsquo;appuyaient sur la pacification militarisée des populations métropolitaines. Ici ils avaient leurs bases d&amp;rsquo;attaque et tricotaient les concepts idéologiques du nouveau colonialisme « &lt;em&gt;républicain&lt;/em&gt; » (la guerre propre, le droit d&amp;rsquo;ingérence, la protection des colons civilisateurs, la criminalisation des résistants… ).   Autant que nous l&amp;rsquo;avons pu, nous avons tenté de briser leur monopole de la violence. Car avec les monopoles économiques, financiers, politiques et idéologiques, il est le pilier de leur dictature. Nous avons attaqué les hommes et les structures du projet impérialiste, les bases militaires de l&amp;rsquo;OTAN, les usines d&amp;rsquo;armements, le lobby nucléaire champion de la prolifération dans les pays pro-occidentaux, les sièges d&amp;rsquo;Interpol et du FMI&amp;hellip;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et aujourd&amp;rsquo;hui, en échange de notre libération, ils exigent que nous dénoncions notre résistance, que nous la reconnaissions inutile et même erronée, et surtout que nous en restions à des crimes à avouer et à condamner. La criminalisation ne s&amp;rsquo;arrête donc pas à l&amp;rsquo;idée qu&amp;rsquo;ici ils n&amp;rsquo;ont jamais été remis en cause. Que leurs politiques néo coloniales rencontraient l&amp;rsquo;assentiment de tous ou du moins une neutralité bienveillante. Non ! Notre criminalisation participerait également à la banalisation de leurs crimes et de leurs complicités d&amp;rsquo;alors. La complicité avec les massacreurs des camps palestiniens et des quartiers de Beyrouth, le tapis rouge qu&amp;rsquo;ils déroulaient devant les rejetons fascistes, les ventes d&amp;rsquo;armes aux bourreaux sud africains ou au Shah d&amp;rsquo;Iran et à sa clique impériale, son implication directe dans la guerre criminelle entre l&amp;rsquo;Irak et l&amp;rsquo;Iran…, la livraison de toute sorte d&amp;rsquo;armes, gaz de combat inclus, et des Super Étendard capables de bombarder les villes iraniennes…&lt;br&gt;
Ou encore la complicité avec Le franquisme et le Salazarisme au Portugal. Souvenez-vous, pas une parcelle de pouvoir institutionnel en Europe n&amp;rsquo;a échappé à la collaboration directe ou indirecte avec Les tortionnaires ibériques…&lt;br&gt;
Et aujourd&amp;rsquo;hui, ces gens là nous expliquent sans honte ce qu&amp;rsquo;est Le .politiquement correct ! Dans Le front anti-impérialiste, nous avions compris un point essentiel de la nouvelle époque. Un élément crucial pour le combat révolutionnaire et qui ne s&amp;rsquo;est jamais démenti depuis, bien au contraire: le caractère de la prolétarisation mondiale. Sans doute parce qu&amp;rsquo;ils refusaient de voir plus loin que le bout de leur rue, les différents sociologues et sociaux-démocrates chics clamaient l&amp;rsquo;embourgeoisement de la classe et même sa disparition.&lt;br&gt;
Pourtant trente ans d&amp;rsquo;expansion de la production et de l&amp;rsquo;échange mondial et de développement industriel des anciens pays socialistes provoquèrent une explosion sans précédent du salariat industriel. Dès lors et pour la première fois de l&amp;rsquo;histoire, le prolétariat mondial constituait la majorité de l&amp;rsquo;humanité.&lt;br&gt;
Les deux points fondamentaux de ce vaste mouvement de prolétarisation se firent évidents. La prolétarisation croissait 4 fois plus vite au sud que dans le centre impérialiste. Et face à la contre offensive de la bourgeoisie pour rétablir les taux de profit, elle se développait sur les bases d&amp;rsquo;une précarisation extrême du travail.&lt;br&gt;
Avec la globalisation néo libérale, la prolétarisation mondiale et la précarisation sont indissociables. Toutes les politiques de protectionnisme social ont échoué parce qu&amp;rsquo;il n&amp;rsquo;y aura pas d&amp;rsquo;amélioration des conditions des prolétaires ici sans des victoires probantes contre l&amp;rsquo;impérialisme et le néocolonialisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi les actions des révolutionnaires sous toutes les latitudes n&amp;rsquo;ont jamais été aussi dépendantes les unes des autres. Dans le front anti-impérialiste, nous avons toujours essayé d&amp;rsquo;apporter à cette objectivité des solutions politiques et pratiques. Et, ensemble, nous avons lancé le mot d&amp;rsquo;ordre: « &lt;em&gt;Mener le combat dans la métropole avec les révolutionnaires du tiers monde&lt;/em&gt; ». C&amp;rsquo;est par ce rappel historique que nous voulions marquer la journée de solidarité avec les prisonniers de la gauche révolutionnaire. Parce que la détention politique dans les prisons françaises et européennes est un livre ouvert sur les chroniques de l&amp;rsquo;oppression et de la résistance. D&amp;rsquo;autant plus que la mémoire vive des luttes passées ouvre des perspectives pour les futurs combats. Le pouvoir a parfaitement compris cet enjeu. C&amp;rsquo;est pourquoi il durcit mois après mois son chantage sur les derniers prisonniers et leur expérience révolutionnaire.&lt;br&gt;
Il espère une détention politique où pour seule politique, ne subsisterait que le point de vue des oppresseurs. Nous nous y refusons et nous le refuserons toujours ! Nous résisterons au pouvoir comme nous l&amp;rsquo;avons affronté, toujours collectivement !
La critique de notre expérience revient aux révolutionnaires qui se préparent dans la lutte à la dépasser et à la critiquer radicalement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Centrale de Lannemezan.
25 février 2006
Les prisonniers révolutionnaires. Gᴇᴏʀɢᴇs Iʙʀᴀʜɪᴍ Aʙᴅᴀʟʟᴀʜ J-Mᴀʀᴄ Rᴏᴜɪʟʟᴀɴ&lt;/p&gt;
</description>
    </item><item>
      <title>Cette racaille qui se dit socialiste</title>
      <link>http://localhost:1313/posts/politique/libertat/</link>
      <pubDate>Sun, 29 Mar 2026 07:16:34 +0200</pubDate>
      <guid>http://localhost:1313/posts/politique/libertat/</guid>
      <description>&lt;p&gt;&lt;em&gt;Époque de la loi travail&lt;/em&gt;&lt;br&gt;
Ces gens là se prétendent socialistes et ne sont capables que de répression et de guerre. Des flics et des bombes.&lt;br&gt;
Ils en arrivent à même aller chercher des intentions pour intimider ceux qui osent bouger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&#34;violent2.webp&#34; alt=&#34;panneau manif&#34;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C&amp;rsquo;est ce qui arrive à un militant de &lt;a href=&#34;https://www.facebook.com/libertatoc/&#34;&gt;Lɪʙᴇʀᴛᴀᴛ&lt;/a&gt; à qui on reproche « &lt;em&gt;d’inciter à l’émeute&lt;/em&gt; » lors d&amp;rsquo;une manifestation contre la loi travail.&lt;br&gt;
Convocation au commissariat, intimidation, reproche à ceux qui ont protesté et se sont pris des coups, d&amp;rsquo;avoir frappé ces pauvres policiers sans défense, ceux là même qui se plaignent de ne pas être aimés.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&#34;voyeur.webp&#34; alt=&#34;On filme derrière la vitre&#34;&gt;&lt;br&gt;
Souriez vous êtes filmé&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais enfin, qu&amp;rsquo;on me dise ce qu&amp;rsquo;ont fait ces Vᴀʟʟs, Mᴀᴄʀᴏɴ, Hᴏʟʟᴀɴᴅᴇ et consorts que n&amp;rsquo;auraient pu faire la droite la plus dure. Moi je vois bien dans ce qu&amp;rsquo;ils ont fait, ce qu&amp;rsquo;un Sᴀʀᴋᴏᴢʏ n&amp;rsquo;a pas osé faire.
Ne plus jamais voter PS ! (D&amp;rsquo;ailleurs, ni les répoublicains, ni frontibus national).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&#34;travail.webp&#34; alt=&#34;Travail, loi retrait des deux&#34;&gt;&lt;/p&gt;
</description>
    </item><item>
      <title>Collaboration d&#39;États policiers</title>
      <link>http://localhost:1313/posts/politique/auroremartin/</link>
      <pubDate>Sun, 29 Mar 2026 06:44:49 +0200</pubDate>
      <guid>http://localhost:1313/posts/politique/auroremartin/</guid>
      <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&#34;mandatdarresteuropeu.webp&#34; alt=&#34;Non au mandat européen&#34;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Décembre 2015&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le temps passe et remplace le petit énervé de droite par le ministre de droite qui fait carrière à gauche. La daurade est remplacée par l&amp;rsquo;héritier du franquisme et tout ce ramassis se comporte exactement de la même manière. À vomir.&lt;br&gt;
On en vient maintenant au délit d&amp;rsquo;opinion et à emprisonner une Aᴜʀᴏʀᴇ Mᴀʀᴛɪɴ pour ses idées.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&#34;bayonne.webp&#34; alt=&#34;Manif de soutien à Aurore Martin à Bayonne&#34;&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant que les charlots défilent au nom de la liberté pour un grand téléthon anti arab… heu, terrorisme, Aᴜʀᴏʀᴇ Mᴀʀᴛɪɴ et Hᴀɪᴢᴘᴇᴀ Aʙʀɪsᴋᴇᴛᴀ sont invitées à comparaître chez nos amis espagnols, avec la bénédiction du gouvernement français, pour un délit qui n&amp;rsquo;en est pas un en France. Dans cette grande démocratie voisine, on arrête les avocats le jour du procès.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;img src=&#34;charlot2.webp&#34; alt=&#34;Union sacré&#34;&gt;&lt;br&gt;
Et je t&amp;rsquo;emmerde !&lt;/p&gt;
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    </item><item>
      <title>Politique</title>
      <link>http://localhost:1313/posts/politique/politique/</link>
      <pubDate>Fri, 27 Mar 2026 09:13:07 +0100</pubDate>
      <guid>http://localhost:1313/posts/politique/politique/</guid>
      <description>&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Menu&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;table&gt;
  &lt;thead&gt;
      &lt;tr&gt;
          &lt;th&gt;Titre&lt;/th&gt;
          &lt;th&gt;Date&lt;/th&gt;
      &lt;/tr&gt;
  &lt;/thead&gt;
  &lt;tbody&gt;
      &lt;tr&gt;
          &lt;td&gt;&lt;a href=&#34;../auroremartin/&#34;&gt;Collaboration d&amp;rsquo;États policiers&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
          &lt;td&gt;décembre 2015&lt;/td&gt;
      &lt;/tr&gt;
      &lt;tr&gt;
          &lt;td&gt;&lt;a href=&#34;../libertat/&#34;&gt;Cette racaille qui se dit socialiste&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
          &lt;td&gt;Époque de la loi travail&lt;/td&gt;
      &lt;/tr&gt;
      &lt;tr&gt;
          &lt;td&gt;&lt;a href=&#34;../lannemezan2006/&#34;&gt;Lannemezan 2006&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
          &lt;td&gt;2006&lt;/td&gt;
      &lt;/tr&gt;
      &lt;tr&gt;
          &lt;td&gt;&lt;a href=&#34;../asile/&#34;&gt;France terre d&amp;rsquo;asile&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
          &lt;td&gt;29 juillet 2008&lt;/td&gt;
      &lt;/tr&gt;
      &lt;tr&gt;
          &lt;td&gt;&lt;a href=&#34;../laposte/&#34;&gt;La Poste à la pointe&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
          &lt;td&gt;30 juillet 2008&lt;/td&gt;
      &lt;/tr&gt;
      &lt;tr&gt;
          &lt;td&gt;&lt;a href=&#34;../laposte2/&#34;&gt;Paix, environnement, démocratie et Karla Brunie&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
          &lt;td&gt;18 septembre 2008&lt;/td&gt;
      &lt;/tr&gt;
      &lt;tr&gt;
          &lt;td&gt;&lt;a href=&#34;../durable/&#34;&gt;Indécence&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
          &lt;td&gt;24 septembre 2008&lt;/td&gt;
      &lt;/tr&gt;
      &lt;tr&gt;
          &lt;td&gt;&lt;a href=&#34;../ignominie/&#34;&gt;Ignominie&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
          &lt;td&gt;2février 2009&lt;/td&gt;
      &lt;/tr&gt;
      &lt;tr&gt;
          &lt;td&gt;&lt;a href=&#34;../hendaye/&#34;&gt;Tous égaux en droit&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
          &lt;td&gt;10 février 2009&lt;/td&gt;
      &lt;/tr&gt;
      &lt;tr&gt;
          &lt;td&gt;&lt;a href=&#34;../banc/&#34;&gt;Un banc pour les bannis&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
          &lt;td&gt;21 juillet 2008&lt;/td&gt;
      &lt;/tr&gt;
      &lt;tr&gt;
          &lt;td&gt;&lt;a href=&#34;../circulation&#34;&gt;Libre circulation des hommes et des idées&lt;/a&gt;&lt;/td&gt;
          &lt;td&gt;29 juillet 2008&lt;/td&gt;
      &lt;/tr&gt;
  &lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;
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    </item></channel>
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